ahora tienen simpatizantes no norteamericanos
en el Reino Unido, Australia y Nueva Zelanda.
Français
Freemen et Sovereign Citizens :un défi pour
l'ordre public dans les pays d'héritage
britannique
Stephen A. Kent
Il existe, dans l'ensemble des pays anglophones,
un mouvement extrémiste antigouvernemental
comprenant des milliers de personnes non
identifiées ainsi que de nombreux groupes
particuliers qui rejette l’autorité de la police, des
tribunaux et des banques. Parmi ces groupes,
deux font l’objet d’une attention accrue des
forces de l’ordre et des médias :les Freemen
hommes libres ») et les Sovereign Citizens
citoyens souverains »). Les frontières entre ces
deux groupes (et d’autres) sont floues. D'un
point de vue sociologique, les Freemen et les
Sovereign Citizens trouvent leurs origines dans
des mouvements américains racistes et
antigouvernementaux radicaux des années 60 et
70. Ces mouvements ont connu un certain
succès pendant la crise agricole américaine à la
fin des années 70 et dans les années 80, ainsi que
pendant la crise des taux d'intérêt aux Etats-Unis
et au Canada, à la même époque. D'un point de
vue psychologique, certains membres peuvent
adopter les idéologies de ces groupes du fait de
troubles de la personnalité qui déforment leurs
perceptions de soi en relation avec le monde.
Dans tous les cas, étant donné qu'ils pensent que
l’Etat n'est qu'une corporation dépourvue
d'autorité sur les citoyens libres, les adeptes de
ces mouvements s'opposent violemment contre
toutes les figures d’autorité telles que la police,
les juges, les gardes forestiers, les percepteurs
des impôts et les greffiers qu'ils considèrent
comme autant d’agents de l’Etat. La police
américaine a eu plusieurs altercations tragiques
avec des membres, et les tribunaux canadiens
ont émis deux longues décisions de justice à
l'encontre de ces groupes et de leurs tactiques de
« terrorisme de propagande » (qui consistait à
submerger les tribunaux de documents «
juridiques » bidons édités par des Freemen). Se
réclamant tantôt de la Bible, tantôt du droit
commun britannique ou encore du droit
maritime international, les Freemen et les
Sovereign Citizens des pays anglophones se sont
mis en réseau grâce à Internet et ont désormais
des adeptes en dehors de l'Amérique du Nord :à
savoir au Royaume Uni, en Australie et en
Nouvelle-Zélande.
Deutsch
Freemen, Sovereign Citizens und die
Herausforderung der öffentlichen Ordnung in
den Ländern des britischen Erbes
Stephen A. Kent
In der gesamten englischsprachigen Welt lehnt
eine extremistische regierungsfeindliche
Bewegung, bestehend aus unbekannten
Tausenden von Menschen und zahlreichen
bestimmten Gruppen, die Autorität der Polizei,
der Gerichten und der Banken ab. Zwei solche
Gruppen, denen von den
Strafverfolgungsbehörden und den Medien
verstärkt Beachtung geschenkt wird, werden
Freemen und Sovereign Citizens genannt, und
die Grenzen zwischen diesen beiden Gruppen
(und einigen anderen) sind fließend.
Soziologisch haben Freemen und Sovereign
Citizens ihren Ursprung in amerikanischen
rassistischen und radikalen
regierungsfeindlichen Bewegungen in den
1960er und 1970er Jahren. Sie erlangten mehr
Unterstützung bei der amerikanischen
Landwirtschaftskrise in den späten 1970er und
1980er Jahren und auch während einer Zinskrise
in den Vereinigten Staaten und Kanada im
gleichen Zeitraum. Psychologisch können einige
Mitglieder die Ideologien dieser Gruppen wegen
Persönlichkeitsstörungen annehmen, die die
Wahrnehmung der Mitglieder von sich selbst in
Bezug auf die Welt verzerren. Auf jeden Fall
führen die Anhänger, weil sie den Staat als
Unternehmen ohne Autorität über freie Bürger
sehen, Krieg gegen alle Autoritäten wie Polizei,
Richter, Parkwächter, Steuereintreiber und
Justizangestellte, die sie als Agenten des Staates
betrachten. Die amerikanische Polizei hatte
mehrere tödliche Kontroversen mit Mitgliedern,
und kanadischen Gerichte haben zwei lange
Entscheidungen über sie und ihre Taktik des
"Papierterrorismus" gefällt (d.h.
Überschwemmungen von Gerichten mit
gefälschten, von den Freemen erzeugten "legale"
Dokumenten). Indem sie verschiedentlich die
112 International Journal of Cultic Studies Vol. 6, 2015
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