Cultic Studies Review, Vol. 4, No. 1, 2005, Page 73
People Who Play God: How Ultra-Authorities Enslave the Hearts, Minds,
and Souls of Their Victims
B. E. Peterson. Philadelphia PA: Xlibris, 2003. ISBN 141341642X (paperback), 395
pages, $22.95
This book is one of many written by people who feel compelled to share personal
experiences that have affected their mental health. In the Preface, the author confides she
was victimized by an ―ultra-authority,‖ and, unlike ―anyone limited to academic research or
even therapeutic work with survivors,‖ she has ―been there,‖ has been ―healed,‖ and the
book has been ―part of that healing process.‖ This perspective suggests research is of little
use, and psychotherapy ineffective, unless the therapist has had the treated condition.
Because the book is one person‘s experience and interpretation, the content is anecdotal,
subjective, and may not be applicable to others. Then again, the author presumes expertise
based on ―a continually growing number of years of research, experience, observation, and
intense thought and internal exploration,‖ and ―the invaluable work done by others.‖ And on
page 25, she proposes ―Peterson‘s integrated model of ultra-authority.‖
The book contains 14 chapters, some with as few as two pages (e.g., Chapter 7) other
chapters contain as many as 48 pages (e.g., Chapter 9). Some chapters are so brief they
barely touch on a subject. Others are overly detailed, such as chapters on Manson, Jones,
and Hitler. Throughout the book, figures are given and seemingly factual statements are
made without citing sources. This lack of source citation makes separating the author‘s
opinion or interpretation from objective fact or researched data difficult. Citations also would
have helped to provide some basis for the author‘s sweeping generalizations, such as ―It is
well documented...‖ (page 385).
The book ends with a Suggested Reading list of seven books and a 5-page Selected
Bibliography of 40 titles, most of them more than 20 years old only one title is as recent as
2000. The material would have benefited from the many more-recent articles and books on
authority figures and their influence on others. There is no index.
Advice the author gives readers seems sound but is based on one person‘s experience
rather than on studies of many cases treated by compared therapies. The list of five persons
to ―stay away from‖ refers only to those who use obvious manipulation and omits those
whose subtle, covert methods are more difficult to detect.
The material would have been more helpful if the author had encouraged readers to consult
a mental-health professional if they cannot cope alone. The advice to ―become your own
personal authority‖ (page 385) is ironic. That kind of thinking has contributed to the
development of ―ultra authorities.‖
The book lacks references to the substantial body of clinical and empirical research and
therapies used on similar cases. It does not make a significant contribution to clinical or
research literature. What it contains can be found elsewhere, in already-published articles
and books. However, the author is to be complimented for processing the pain she endured
from an ―ultra authority‖ and finding her way back to mental health and a meaningful life.
What she shares can help readers understand how authority figures can misinform and even
lead individuals to mental disorder, suicide, or the infliction of violence on others.
Frank MacHovec, Ph.D.
Le Phénomène des Sectes. L'Étude du Fonctionnement des Groupes
Mike Kropveld et Marie-Andrée Pelland, Montréal, Info-Secte, 2003, 161 pages
Mike Kropveld est le directeur général d'Info-Secte, un centre de documentation et de
consultation sur la pensée sectaire qui s'appelait autrefois Projet Culte, tandis que Marie-
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Andrée Pelland est étudiante au doctorat en criminologie à l'Université de Montréal. Pour
comprendre le fonctionnement des groupes dits "sectaires ",les deux auteurs ont rédigé un
petit ouvrage qui présente d'abord l'histoire de l'organisme Info-Secte, puis qui résume la
Charte québécoise des droits et libertés et explique le rôle de la Commission des droits de la
personne et de la jeunesse. Dans le troisième chapitre, ils montrent comment ces groupes
peuvent être à la fois des groupes de réconfort et d'échange, mais aussi des lieux de
brutalité et d'exclusion. Une section du chapitre 3 explique les raisons pour lesquelles
certains êtres humains désirent faire partie de groupes sectaires basés sur certaines
croyances et dirigés par des leaders spirituels de type gourou. Ils le font pour combler des
privations ressenties, comme l'expliquait Charles Y. Glock de Berkeley dans son article
séminal de 1963 dans les Archives de sociologie des religions :privations organiques ou
physiques, privations économiques ou matérielles, privations sociales ou communautaires,
privations d'ordre moral ou éthique, ou privations d'ordre psychique ou existentiel.
Le quatrième chapitre trace les portraits de trois des groupes violents qui ont fait les
manchettes ces dernières années. Il nous présente l'histoire et le fonctionnement interne et
externe de la secte de Roch "Moïse "Thériault, de l'Ordre du Temple Solaire (l‘O.T.S.), et
du groupe californien La porte du Ciel (Heaven‘s Gate). Les auteurs décrivent la naissance
et l'évolution de ces sectes dangereuses, insistent sur les événements violents qui ont
abouti à la mutilation ou la mort de leurs membres, et analysent les comportements à la
lumière de la Charte des droits et libertés. Une des caractéristiques principales de ces trois
groupes est que le désir des membres d'accéder au paradis les a conduits à une obéissance
absolue aux demandes absurdes du leader du groupe.
Le cinquième chapitre consiste en une série de réponses aux questions les plus souvent
adressées aux intervenants d'Info-Secte, par exemple sur les torts possibles que peuvent
subir les membres de ces groupes. En annexe, les auteurs présentent des informations sur
les techniques de manipulation mentale et sur le processus d'influence, sur la définition de
secte et de nouveau mouvement religieux, et sur les groupes en général. Le sixième, sur les
gouvernements et le phénomène sectaire, est la section la mieux ficelée et la plus
intéressante du livre. Les auteurs nous y présentent en 20 pages de tableaux et de résumés
les positions d'une quinzaine d'États face aux groupes religieux et aux sectes, y compris les
divers rapports de diverses commissions et institutions gouvernementales sur ces sujets.
C'est donc dire que ce petit livre est une mine d'informations pour quiconque s'intéresse au
phénomène des sectes et à l'étude de leur fonctionnement, d'un point de vue sociologique,
politique, légal, voire psychologique et même théologique et pastoral.
C'est un outil pratique et éclairant, qui ne plaira pas aux Raëls et aux Moïses Thériault de ce
monde, mais qui pourra en aider plusieurs à échapper aux griffes des gourous
manipulateurs et exploiteurs qui semblent proliférer de plus en plus dans nos sociétés soi-
disant laïques et sécularisées. Les seules faiblesses de l'ouvrage, c'est qu'il ne couvre
qu'une partie infime de la question, et qu'on y trouve trop de coquilles et de fautes
d'orthographe qu'une maison d'édition bien établie n'aurait pas laissé passer. Il faut quand
même féliciter Info-Secte d'avoir mené à bon terme ce projet d'information et d'éducation
du public sur un thème qui risque de continuer de resurgir sous différentes formes dans les
années à venir.
Jean-Guy Vaillancourt (Université de Montréal)
Acknowledgment
CSR graciously thanks Religiologiques for their permission to reprint this book review,
originally published in Religiologiques, 28, automne 2003.
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